Occasion voiture : information et publicité
Informations sur les lieux de vente
Les véhicules d'occasion mis en vente ou exposés en vue
de la vente doivent être munis d'un étiquetage comportant
un certain nombre de mentions obligatoires (art. 6
du décret n° 78-993 du 4 octobre 1978).
Vérifiez si ces
mentions sont identiques à celles qui doivent figurer sur
l'écrit que l'on doit vous remettre lors de la vente, par
exemple en les recopiant ou en vous faisant remettre,
avant votre décision d'achat, un document les reprenant.
Le vendeur d'un véhicule d'occasion doit en afficher le
prix. Ce dernier doit être indiqué "toutes taxes comprises"
(art. 1, arrêté du 3 décembre 1987).
Attention aux petites annonces
On trouve des
voitures d'occasion
par l'intermédiaire
de publicités et, notamment, sous forme de petites
annonces.
Ces documents publicitaires engagent leurs auteurs,
qu'ils soient vendeurs professionnels ou particuliers. Si le
véhicule ne correspond pas à ce qui est indiqué dans la
publicité, vous pourrez demander, le cas échéant, l'annulation
de la vente ou une diminution du prix. Vous
pouvez rappeler au vendeur que de tels faits sont susceptibles
de sanctions pénales :
- publicité mensongère ou de nature à induire en erreur
(art. L. 121-1 C. consom.) ;
- tromperie sur la marchandise (art. L. 213-1 C. consom.).
Ainsi, un vendeur a été condamné pour publicité mensongère
pour avoir offert à la vente un grand choix de
voitures de direction, alors qu'en réalité seules deux
voitures pouvaient répondre à cette définition. En effet,
en l'absence de définition légale, la qualification de "voiture
de direction" ne peut être attribuée qu'à un véhicule
haut de gamme, de sortie récente, de faible kilométrage,
ayant appartenu à un directeur ou cadre d'entreprise qui
l'avait particulièrement soigné et entretenu (Cass. crim.,
9 décembre 1986 - BID 1987, n° 5).
En matière automobile, certains termes font l'objet d'une
définition légale. Il en est ainsi de l'"échange standard".
Cette mention ne peut être utilisée que si l'organe usagé
(moteur ou pièce) est " neuf ou a été remis en état conformément
aux spécifications du fabricant, soit par celui-ci,
soit dans un atelier dont les moyens de production et de
contrôle permettent de garantir les caractéristiques d'origine
" (art. 4 du décret n° 78-993 du 4 octobre 1978).
La Cour de cassation a retenu la culpabilité d'un professionnel
de l'automobile sur ce fondement. Ce dernier
avait fait paraître une annonce présentant un véhicule
d'occasion comme "en très bon état". Or cette qualification
ne correspondait pas à l'état réel du véhicule
attendu. Le professionnel ne pouvait se porter garant
de l'état présenté dans son annonce. Il a donc été
condamné à 760 € d'amende (Cass. crim., 2 octobre
1986 - RTD com., octobre-décembre 1987, p. 594).
Les sanctions pour publicité mensongère sont applicables
au simple particulier qui fait paraître dans un quotidien
local une annonce de nature à induire en erreur les
acheteurs potentiels ; ainsi a été condamnée une personne
qui proposait la vente d'un véhicule en très bon
état, alors que celui-ci avait été accidenté et n'avait pas
été réparé dans les règles de l'art (Cass. crim., 13 juin
1991, D. 1992, p. 430).
Conservez les petites annonces et les documents publicitaires,
ils pourront vous être utiles en cas de difficultés ultérieures
et vous aideront à prouver une éventuelle tromperie ou
une publicité mensongère.